dimanche 28 avril 2013

Le prix de l'innovation pour l'Afrique (finalistes)


L’Afrique et l’innovation (3)

Le prix de l’innovation pour l’Afrique a choisi ses 10 finalistes le 24 avril (http://innovationprizeforafrica.org/) Le gagnant sera annoncé le 7 mai à Cape Town et recevra 100 000 USD. Belle et louable initiative pour stimuler la créativité et développer l’esprit d’entreprise, même si elle reste un peu confidentielle. Pourquoi n’y a-t-il plus de communication pour mieux faire connaître une telle opération, d’autant plus qu’elle est organisée par la Fondation Africaine et surtout la Commission Economique pour l’Afrique, organisme des Nations Unies ? Pourquoi rester aussi timoré lorsqu’il s’agit de faire savoir des choses sérieuses et essentielles ? Bien d’autres événements bien moins importants font l’objet d’une large publicité à travers les ondes africaines. Allez comprendre !

Un des finalistes m’a quand même interpelé : il s’agit de l’inventeur sénégalais Sanoussi Diakité et sa décortiqueuse de fonio (céréale connue en Afrique de l’Ouest). Avec son invention qui date de 1993, Sanoussi Diakité a déjà gagné plusieurs prix au Sénégal, en Afrique et dans le monde. Mais alors, un certain nombre de questions me viennent à l’esprit :

      Que vient-il chercher dans cette compétition ?

      Comment cela se fait-il qu’une telle invention n’ait pas encore pu passer à la phase industrielle 20 ans après? Y a-t-il des doutes sur son utilité ou sur la taille de son marché adressable ? Peut-il s’agir d’un problème de financement, si l’on sait que les ressources recherchées sont estimées à 520.000 € ?

J’espère que des lecteurs avertis pourront nous éclairer, car je n’arrive pas à comprendre qu’un inventeur reste sur les starting blocks pendant autant d’années.

Sans connaître les raisons de cette situation, je puis néanmoins affirmer que, dans tous les cas, le passage de l’innovation nécessite au moins une qualité essentielle qu’est la capacité d'exécution. « Elle consiste à savoir traduire ses décisions en actes, les mettre en œuvre en dépit des résistances, du chaos ou des obstacles imprévus. Celui qui possède cette qualité sait que gagner est affaire de résultats. » 1
  

Merci et à bientôt

1  Jack Welch « Mes conseils pour réussir »

1 commentaire:

Amadou Toure a dit…

Bonjour,
Je pense que l'exemple de Sanoussi est aussi une illustration du manque de dynamisme ou devrais-je dire de moyens de nos entreprises qui aujourdh'ui restent dans les activités de bases d'une entreprise : produire, vendre, gérer la clientèle, peu de place existe pour la R&D où à l'investissement à risque. Le financement de l'innovation par des fonds publiques est quasiment une utopie mais son encadrement et sa promotion auprès de bailleurs devrait être une réalité dans nos pays. Pourtant la population croissante de nos pays montre que le marché est là, il faut toutefois créer des produits à sa mesure et à sa portée financière.